Après 15 ans à l’école, après avoir finalement réussi le baccalauréat, on met derrière soi les beaux et mauvais souvenirs, on quitte les anciens amis et amours, et on débarque dans une nouvelle aventure, une nouvelle vie, on ouvre un nouveau chapitre, celui de l’université.
Après avoir fait un tour au sein de l’Institut Libanais d’Educateurs (ILE) et autour des différentes facultés dans le campus des sciences humaines de l’Université Saint-Joseph (USJ) de Beyrouth, plusieurs réponses ont été données à la question suivante :
Que pensez-vous de votre première année ?
Bien entendu, toute personne éprouve cet enthousiasme et cette impulsivité à l’entrée à l’université car elle peut commencer une nouvelle vie et rencontrer de nouvelles personnes. Bien que ce sentiment soit le rêve de certains étudiants ayant la volonté de franchir la porte de la liberté, il est possible qu’il soit un cauchemar pour d’autres. En effet, cette porte pourrait être bloquée selon de la personnalité, les habitudes et coutumes de l’étudiant. A titre d’exemple, les élèves dont les parents vivent à l’étranger souffrent d’un manque d’affection surtout au début de l’année où ils doivent être indépendants et responsables pour trouver leur propre chemin quant à la vie étudiante et sociale, au logement… Par conséquent, des problèmes vont être rencontrés et résolus au début de ce chemin.
Des statistiques ont montré que 95% des débutants ayant leurs parents à l’étranger souffrent d’une dépression due à la difficulté de s’adapter à la vie universitaire et à la séparation de la famille qui a protégé cet être fragile pendant 15 ans.
“Je n’arrive pas à m’adapter à cette vie pourtant j’avais hâte!” a proclamé une étudiante en première année en éducation préscolaire et primaire. “Si seulement je pouvais retourner en arrière et revivre mes dernières années à l’école ,” a dit une autre.
En outre, plusieurs enseignantes de l’Institut Libanais d’Educateurs de l’Université Saint-Joseph ont stipulé que la plupart, voire toutes les nouvelles étudiantes intégrant cette faculté comme toute autre faculté, sont en quelque sorte perdues et ont besoin d’une ou plusieurs mains qui pourraient les guider pendant leur première année. C’ est en effet le rôle du personnel de même que celui des étudiantes de 2ème et 3ème année.
Par ailleurs, plusieurs étudiantes débutantes n’éprouvent pas de difficultés significatives du fait qu’elles connaissent plus ou moins des camarades à la faculté et vivent au sein d’un entourage familial favorable à une première année épanouissante.
Reste encore à comparer les avis des étudiants et étudiantes vers la fin de l’année par rapport à son début. Cela fera peut-être l’objet d’articles ultérieurs.
Rawan MARDINI