
Cedrus, la mascotte des jeux de la francophonie
Beyrouth carrefour des cultures, Beyrouth capitale mondiale du livre et dernièrement Beyrouth hôte des VIème jeux de la francophonie ! Cet événement est une manifestation festive et populaire à haut niveau sportif et artistique.
Christina Aouad, une jeune libanaise, qui continue ses études en économie à l’USJ, a eu la chance de participer à cette VIème édition des jeux de la francophonie. En tant que bénévole, elle était responsable des juniors (sportifs, athlètes…). Plusieurs facettes intéressantes de son expérience nous ont conduit à l’interviewer.
Les préparatifs pour cet événement ont débuté une année auparavant. Les bénévoles ont suivi des formations continues, ont effectué des visites sur les sites sportifs et dans le village francp[hone pour pouvoir assurer une présence efficace. « Une expérience inoubliable et rare », c’est avec ces mots que Christina nous décrit son vécu. En effet, le sentiment de participer à un événement important regroupant tous les 4 ans près de 3000 jeunes sportifs et artistes issus de 56 États différents est unique. Le travail sur le terrain s’étendait sur deux semaines sans repos et c’était un rythme fatigant malgré la bonne humeur qui régnait. De plus, l’une des facettes les plus importantes des jeux de la francophonie est certes le mariage entre différentes cultures et nations. « Ce qu’on pouvait remarquer, affirme Christina, c’était leur interaction et leur harmonie. Les participants, qu’ils soient athlètes ou artistes, désiraient connaître nos traditions, nos mœurs et coutumes.» De même, ils n’étaient pas avares de mots ni de gestes : les Africains ne perdaient pas une occasion pour danser et exprimer leur joie, les Canadiens jouaient de la guitare … Il est à noter que plusieurs personnes avaient des préjugés à propos de la vie au Liban, mais les jours passés dans notre pays, à visiter des lieux touristiques, à côtoyer les citoyens, leur a permis de changer leur point de vue. Des sites connus étaient très demandés tels la grotte de Jeita, Baalbek, Saida et Jbeil, surtout la côte libanaise et la mer. L’autre visage du Liban était aussi apprécié, celui de la vie nocturne, des bars et des boîtes de nuit à Gemmayzeh et au centre ville. Par contre, Christina a relevé quelques points négatifs comme le peu de participation du public libanais surtout dans les activités liées au sport, au football spécialement, et insiste sur le manque d’organisation dans des détails précis. Enfin, elle nous a fait part de son enthousiasme et de sa disponibilité pour les VIIème jeux de la francophonie qui pourraient avoir lieu en France dans quatre ans. Elle invite chacun de nous à vivre cette expérience … à ne pas rater !